Données sur la Violence Contre les Femmes - Données Harmonisées du Honduras : 2014-2015

Par Gender and Diversity Division (VPS/SCL/GDI)

Ce jeu de données regroupe des informations descriptives tirées d’une évaluation portant sur les effets de la participation à une intervention psychologique mise au point par l’organisation non gouvernementale (ONG) Centro de Prevención de la Violencia (CEPREV). Visant la violence au sein du couple, le programme s’adressait à des jeunes vulnérables installés dans trois quartiers voisins de San Pedro Sula, au Honduras.

Déployée de janvier à octobre 2015, l’intervention cherchait à prévenir la violence faite aux femmes au Honduras et à tempérer l’agressivité de jeunes ayant été confrontés à la violence. Au total, 934 jeunes, femmes et hommes, y ont pris part : 589 dans le groupe de traitement et 345 dans le groupe témoin, tous âgés de 13 à 30 ans.

Un premier relevé a été effectué en novembre 2014, suivi d’une mesure finale entre décembre 2015 et février 2016. Le jeu de données éclaire ainsi les changements de comportement, les rapports de genre et la portée des programmes de prévention dans une région lourdement touchée par le féminicide au Honduras et la violence juvénile.

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Métadonnées et utilisation

Identifiant https://doi.org/10.60966/lw6zybi8
Licence Creative Commons Attribution – Pas d’Utilisation Commerciale – Pas de Modification 3.0 IGO
Citation

Banque Interaméricaine de Développement (2016). Données sur la Violence Contre les Femmes - Données Harmonisées du Honduras : 2014-2015. Données Ouvertes de la BID. https://doi.org/10.60966/lw6zybi8

Date de publication 2016-06-09
Date de modification 2026-10-28
Balises/Mots-Clés Violence à l’égard des femmes
Langue
  1. Espagnol
Couverture Temporelle 2014-2015
Pays
Honduras
Région Amérique Latine et Caraïbes
Éditeur
Banque Interaméricaine de Développement
Auteur
Banque Interaméricaine de Développement
Type de Collecte de Données Données d'observation
Type Statistique Données Transversales
Structure des Données Données Structurées
Unité d’Observation de l’Ensemble de Données

Pays

Notes des Données

Que mesure ce jeu de données ?

Il rend compte des résultats sociaux et comportementaux d’une intervention psychologique visant à prévenir la violence au sein du couple et à faire reculer l’agressivité des jeunes au Honduras.

Qui a mis en œuvre le programme ?

C’est le Centro de Prevención de la Violencia (CEPREV), une organisation non gouvernementale (ONG) de premier plan en Amérique centrale, qui en a assuré la conception et la réalisation, avec pour mission de prévenir la violence faite aux femmes au Honduras et de réduire l’agressivité des jeunes.

Où l’étude a-t-elle été menée ?

L’étude s’est déroulée dans trois quartiers proches de San Pedro Sula, au Honduras, un secteur où le féminicide au Honduras et la violence domestique atteignent des niveaux préoccupants.

Qui a participé à l’étude ?

Au total, 934 jeunes de 13 à 30 ans ont pris part au programme : 589 relevaient du groupe de traitement et les 345 autres du groupe témoin.

Quand les données ont-elles été collectées ?

Le premier relevé date de novembre 2014 ; le relevé de suivi, effectué après la fin du programme, s’étend de décembre 2015 à février 2016.

Quels types de variables sont inclus ?

On y trouve des indicateurs relatifs à la violence au sein du couple, aux attitudes de genre, à la santé mentale, à l’agressivité et au comportement social des jeunes, femmes comme hommes.

Comment ce jeu de données contribue-t-il à la compréhension de la violence faite aux femmes au Honduras ?

Issu de la Banque interaméricaine de développement (BID), ce jeu de données démontre l’utilité des interventions communautaires pour faire reculer la violence faite aux femmes au Honduras et prévenir l’agressivité des jeunes, en appui aux efforts plus larges destinés à enrayer le féminicide au Honduras.

Ce jeu de données peut-il être utilisé pour la recherche sur les politiques ou la recherche universitaire ?

Oui. Il offre une ressource de grande valeur pour analyser les stratégies de prévention de la violence, les ressorts de la violence fondée sur le genre et les initiatives de santé publique au Honduras.

Qui a collecté et validé les données ?

C’est la Banque interaméricaine de développement (BID) qui a recueilli et validé les données, en lien avec CEPREV et des partenaires locaux, dans le cadre de ses travaux régionaux sur le genre et la prévention de la violence.

Quel est le rôle de la culture machiste dans la violence fondée sur le genre au Honduras ?

Le jeu de données met au jour certaines attitudes culturelles : 6,2 % des personnes interrogées approuvaient ou approuvaient pleinement l’affirmation selon laquelle « les femmes méritent d’être battues », contre 92,4 % qui s’y opposaient. On voit ainsi que les croyances machistes subsistent, tout en étant de plus en plus remises en cause.

Quelles sont les statistiques actuelles sur le féminicide et la violence fondée sur le genre au Honduras ?

D’après le jeu de données :
- 33 % des personnes interrogées ont fait état de violences physiques avant l’âge de 12 ans.
- 18 % ont évoqué des violences psychologiques et 3 % des violences sexuelles durant l’enfance.
- 21 % des femmes ont indiqué que leur partenaire les empêchait de fréquenter d’autres personnes, et 45 % ont signalé la jalousie de leur partenaire.
- 13,5 % ont subi des violences physiques de leur partenaire au moins une fois, et 47,6 % des violences verbales.

Quel est l’aperçu de la violence fondée sur le genre au Honduras pour une note de politique ?

Les données montrent que :
- La maltraitance dans l’enfance est fréquente : 33 % physique, 18 % psychologique, 3 % sexuelle.
- Le contrôle exercé par le partenaire est courant : 21 % ont signalé des restrictions sur leurs contacts sociaux et 45 %, de la jalousie.
- Dans les relations : 47,6 % ont connu des violences verbales et 13,5 %, des violences physiques.
- Sur le plan culturel : 6 % approuvaient l’idée que les femmes méritent d’être battues, signe de normes néfastes encore vivaces.
Ces résultats pointent les facteurs structurels de la violence, à savoir les traumatismes de l’enfance, le contrôle du partenaire et la tolérance culturelle.

Quels sont les taux et les formes courantes de violence faite aux femmes au Honduras ?

  • Violence verbale : 47,6 % l’ont subie au moins une fois.
  • Violence physique : 13,5 % l’ont subie au moins une fois.
  • Maltraitance dans l’enfance : 33 % physique, 18 % psychologique, 3 % sexuelle.
  • Restrictions imposées par le partenaire : 21 % ont déclaré s’être vu interdire tout contact avec d’autres personnes.

Les données laissent penser que les facteurs comprennent :
- La maltraitance dans la petite enfance (physique, psychologique, sexuelle).
- Le contrôle et la jalousie du partenaire.
- La tolérance culturelle envers la violence (6 % approuvaient l’idée que les femmes méritent d’être battues).

Quels obstacles les survivantes au Honduras rencontrent-elles pour signaler la violence et accéder à la justice ?

65,6 % des personnes interrogées n’ont jamais sollicité d’aide face au comportement agressif de leur partenaire, ce qui trahit des obstacles comme la stigmatisation, la crainte de représailles ou l’absence de services accessibles.

Quelles sources de données et quels rapports fournissent des informations fiables sur la violence fondée sur le genre au Honduras ?

Ce jeu de données constitue lui-même une source fiable : il a été constitué par la Banque interaméricaine de développement (BID) et CEPREV entre 2014 et 2015, auprès de 934 jeunes répartis dans des quartiers de San Pedro Sula.

Quels sont les taux et les formes courantes de violence faite aux femmes au Honduras ?

  • Maltraitance dans l’enfance : 33 % physique, 18 % psychologique, 3 % sexuelle.
  • Contrôle du partenaire : 21 % aux contacts restreints, 45 % confrontés à la jalousie.
  • Violence au sein du couple : 47,6 % verbale, 13,5 % physique.
  • Tolérance culturelle : 6 % approuvaient l’idée que les femmes méritent d’être battues.

Fichiers du jeu de données

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