Éclairer la politique de sécurité citoyenne : une cartographie des lacunes de données probantes sur les interventions policières – Jeu de données

Par Knowledge and Learning Division (VPS/VPS/KLD); Citizen Security Division (VPS/IFD/CIS)

Assurer la sécurité citoyenne constitue un enjeu de développement majeur pour les pays à revenu faible ou intermédiaire, tout particulièrement en Amérique latine et dans les Caraïbes (ALC), où la criminalité et la violence restent à des niveaux exceptionnellement élevés.

La région affiche toujours des taux d'homicide plus de trois fois supérieurs à la moyenne mondiale (ONUDC, 2023 ; InSight Crime, 2024), pour un coût social et économique estimé à 3,4 % du produit intérieur brut (PIB) régional (BID, 2024).

D'après le FMI (2023), faire reculer la criminalité à l'échelle mondiale pourrait rehausser de 0,5 point de pourcentage la croissance annuelle du PIB de l'ALC.

Cartographier les données probantes sur l'efficacité des forces de l'ordre

Cette Carte des lacunes de données probantes (EGM, selon son sigle anglais) rassemble et classe les évaluations d'impact et les revues systématiques disponibles portant sur des interventions menées par la police et destinées à :

  • Réduire la criminalité
  • Prévenir la violence
  • Contrôler le désordre public
  • Atténuer l'insécurité
  • Réduire les facteurs de risque

Là où les cartes antérieures se limitaient à quelques stratégies policières précises, cette EGM élargit le champ d'analyse et embrasse une grande diversité de types d'intervention, de contextes géographiques et de résultats en matière de sécurité.

Accédez à l'EGM ici

Vers un travail policier plus avisé en ALC

En réunissant des données probantes rigoureuses sur ce qui fonctionne, ce qui échoue et là où le savoir fait défaut, l'EGM appuie une action policière fondée sur les faits. Ses objectifs sont les suivants :

  • Mieux répartir les ressources consacrées à la sécurité citoyenne
  • Accroître l'efficacité de la police des points chauds et d'autres stratégies de lutte contre la criminalité
  • Accompagner les décideurs et les praticiens dans l'édification de communautés plus sûres et plus résilientes
  • Affermir le socle empirique des investissements en sécurité publique

Conçu pour l'impact et la transparence

La Banque interaméricaine de développement (BID) a produit cette carte, ensuite révisée par les pairs et visualisée par l'Initiative internationale pour l'évaluation d'impact (3ie) en 2025. Elle est le fruit d'une collaboration entre équipes et respecte des normes méthodologiques exigeantes.

Contributeurs du projet :
Camilo Acosta, Sergio Britto Lima, Minji Kang, Indira Porto, Rodrigo Serrano Berthet et Harold Villalba (ordre alphabétique)

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Métadonnées et utilisation

Identifiant https://doi.org/10.60966/sij240vu
Licence Creative Commons Attribution 4.0 International
Produit de Connaissances Connexe
Citation

Acosta, Camilo, et al. (2025). Éclairer la politique de sécurité citoyenne : une cartographie des lacunes de données probantes sur les interventions policières – Jeu de données. Données Ouvertes de la BID. https://doi.org/10.60966/sij240vu

Date de publication 2025-10-15
Date de modification 2026-08-04
Balises/Mots-Clés Activité policière · Sécurité citoyenne · Données probantes · Littérature · Lacunes
Langue
  1. Anglais
Couverture Temporelle 1970-2025
Pays
Argentine
Australie
Autriche
Irlande
Israël
Inde
Suède
Slovénie
Salvador
Bolivie
Turquie
France
Trinité-et-Tobago
Ukraine
États-Unis
Uruguay
Tchéquie
Venezuela
Suisse
Brésil
Bulgarie
Canada
Royaume-Uni
Chili
Colombie
Danemark
Équateur
Estonie
Espagne
Finlande
Grèce
Guatemala
Honduras
Croatie
Hongrie
Italie
Jamaïque
Mexique
Belgique
Malaisie
Panama
Pérou
Philippines
Pologne
Portugal
Costa Rica
Russie
Éditeur
Banque Interaméricaine de Développement
Auteur
Acosta, Camilo
Britto-Lima, Sergio
Kang, Minji
Porto, Indira
Serrano Berthet, Rodrigo
Villalba, Harold
Type de Collecte de Données Données administratives
Structure des Données Données Structurées
Notes des Données

Quel est l'effet global du fait de concentrer les ressources policières dans les zones à forte criminalité ?

Concentrer les ressources policières dans les zones à forte criminalité — une approche couramment désignée comme la police des points chauds — s'est avéré réduire la criminalité dans des secteurs microgéographiques précis.

La Carte des lacunes de données probantes (EGM) rassemble de nombreuses évaluations d'impact et revues systématiques qui analysent l'efficacité des stratégies policières à ancrage géographique, dont la police des points chauds.

Ces travaux signalent le plus souvent des baisses statistiquement significatives de la criminalité, notamment pour les crimes violents et les atteintes aux biens ; en revanche, les conclusions sur un éventuel déplacement vers les secteurs voisins restent contrastées. L'efficacité demeure néanmoins tributaire : du contexte de la fidélité de la mise en œuvre, et du degré de mobilisation de la communauté.

Une présence policière ciblée sur les points chauds de la criminalité fait-elle vraiment baisser l'activité criminelle ?

Oui. L'EGM réunit des données empiriques solides — allant des essais contrôlés randomisés aux études quasi expérimentales — confirmant qu'orienter la présence policière vers les points chauds de la criminalité entraîne des baisses mesurables de l'activité criminelle.

La police des points chauds compte parmi les interventions les plus souvent évaluées de l'ensemble de données, et les résultats convergent pour appuyer son efficacité contre la violence, les atteintes aux biens et le désordre public.

Quelles données empiriques existent sur l'efficacité des stratégies de police des points chauds ?

L'EGM regroupe des dizaines d'évaluations d'impact et de revues systématiques consacrées à la police des points chauds. Ces travaux montrent de façon récurrente que concentrer les patrouilles dans les micro-emplacements à forte criminalité fait reculer la criminalité globale. Parmi les résultats analysés figurent : - les homicides - les agressions - les vols, et - le désordre public. Les données s'interrogent aussi sur un éventuel transfert de la criminalité vers les secteurs voisins ou sa diffusion, avec des constats hétérogènes mais globalement favorables. L'EGM présente la police des points chauds comme l'une des stratégies les mieux étayées par les faits dans le champ de la sécurité citoyenne.

Quel est l'effet global du fait de concentrer les ressources policières dans les zones à forte criminalité ?

Il est établi que concentrer les ressources policières dans les zones à forte criminalité — ce que l'on appelle couramment la police des points chauds — réduit la criminalité dans des secteurs microgéographiques ciblés.

La Carte des lacunes de données probantes (EGM) réunit plusieurs évaluations d'impact et revues systématiques qui apprécient l'efficacité des stratégies policières à ancrage géographique. Ces travaux relèvent généralement des baisses statistiquement significatives de la criminalité, surtout pour les crimes violents et les atteintes aux biens, même si les données sur un déplacement vers les secteurs voisins demeurent contrastées. L'efficacité varie selon : - le contexte la fidélité de la mise en œuvre, et l'engagement communautaire.

Une présence policière ciblée sur les points chauds de la criminalité fait-elle vraiment baisser l'activité criminelle ?

Oui. L'EGM apporte des données empiriques robustes — des essais contrôlés randomisés aux études quasi expérimentales — et confirme qu'orienter la présence policière vers les points chauds de la criminalité se traduit par des baisses mesurables de l'activité criminelle.

La police des points chauds figure parmi les interventions les plus évaluées du jeu de données, et les conclusions convergent pour valider son efficacité afin de : réduire la violence limiter les atteintes aux biens, et contenir le désordre public.

Dispose-t-on de données empiriques attestant l'efficacité des stratégies de police des points chauds ?

L'EGM regroupe des dizaines d'évaluations d'impact et de revues systématiques sur la police des points chauds. Ces travaux confirment de façon répétée que concentrer les patrouilles dans les micro-emplacements à forte criminalité fait baisser la criminalité dans son ensemble.

Parmi les résultats évalués figurent : les homicides les agressions les vols, et les troubles à l'ordre public. Les données examinent aussi un possible transfert de la criminalité vers les secteurs voisins ou sa diffusion, avec des constats hétérogènes mais globalement favorables.

Quels grands mécanismes théoriques permettent d'expliquer l'efficacité de la police des points chauds ?

La police des points chauds prend appui sur la théorie des activités routinières et sur la théorie de la dissuasion.

L'EGM rassemble des études qui montrent comment une visibilité et une présence policières accrues : brisent les routines criminelles restreignent les occasions de passer à l'acte, et renforcent le risque perçu par les contrevenants. Des constats empiriques étayent ces mécanismes, en mettant en évidence des reculs de la criminalité sans déplacement notable.

Selon quelles méthodes les forces de l'ordre repèrent-elles et délimitent-elles les « points chauds » en vue de leurs interventions ?

D'après les études de l'EGM, les points chauds sont généralement délimités à partir de données géospatiales sur la criminalité, le plus souvent grâce à : la cartographie de la criminalité l'analyse prédictive, ou le regroupement historique des incidents.

Les définitions diffèrent, mais la plupart des interventions visent de petites unités géographiques (par exemple des tronçons de rue ou des pâtés de maisons) où la criminalité est démesurément élevée.

Quelles tactiques policières précises mobilise-t-on habituellement dans les initiatives de police des points chauds ?

Parmi les tactiques courantes, on trouve : les patrouilles dirigées les patrouilles à pied les patrouilles en véhicule, et les stratégies de police orientée vers la résolution de problèmes. Certaines interventions y ajoutent l'engagement communautaire, des technologies de surveillance ou des messages de dissuasion. L'EGM consigne la manière dont ces tactiques varient d'un pays et d'un contexte à l'autre, leur efficacité tenant souvent à la fidélité de la mise en œuvre.

La police des points chauds ne fait-elle que déporter la criminalité vers les secteurs voisins, au lieu de la réduire dans l'ensemble ?

Le déport de la criminalité est une préoccupation bien connue ; pourtant, les études de l'EGM livrent des résultats contrastés. De nombreuses évaluations ne relèvent aucun déport notable, et plusieurs constatent même une diffusion des bénéfices, la baisse de la criminalité gagnant les abords de la zone visée. Le contexte et la conception de l'intervention jouent un rôle décisif.

Comment s'articulent la police orientée vers la résolution de problèmes et les approches de police des points chauds ?

L'EGM évalue ces deux stratégies.

La police orientée vers la résolution de problèmes (POP) vient souvent renforcer la police des points chauds en s'attaquant aux causes profondes de la criminalité dans les zones à haut risque. Là où la police des points chauds privilégie les concentrations géographiques, la POP mise sur des réponses sur mesure aux problèmes récurrents. Conjuguer ces deux démarches tend à donner de meilleurs résultats.

Quel effet la police des points chauds exerce-t-elle sur le sentiment de sécurité des communautés et sur la légitimité de la police ?

Plusieurs études de l'EGM examinent la perception qu'en ont les communautés. Les conclusions laissent penser qu'une police des points chauds bien menée peut accroître le sentiment de sécurité et la confiance envers la police, surtout lorsqu'elle s'accompagne de justice procédurale et de mobilisation citoyenne. Des tactiques agressives, mal encadrées, finissent toutefois par saper la légitimité.

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